Mer étoilée de fleurs d’anis

Denis PUECH 2020

Grèce 2017. Dans ce pays qui vit des heures difficiles depuis plus d’une décennie, Katerina Loukos, jeune styliste athénienne, découvre brutalement la réalité d’un monde que son quartier cossu de Kifissia semble ignorer. C’est le début d’une prise de conscience qui l’entraîne dans le mouvement de la vie et la conduit à s’ouvrir aux autres. A travers son histoire, le livre évoque avec sensibilité, Athènes, ville aimée, la mer Egée au double visage, et la Grèce, dont les habitants qu’elle rencontre se débattent pour vivre, sous l’œil impassible du soleil.
230 p. 15€

« Elle les avait accompagnés à Egine. La mer, bleu d’orient, déposait ses soupirs d’écume sur les galets brûlants. A l’aplomb des collines bouclées par les pins, un soleil gris transperçait le ciel, éclaboussait la mer de diamants éphémères. Il n’y avait rien d’autre à faire ici qu’attendre la fin de la journée, en s’imprégnant de chaleur et de lumière jusqu’à la satiété des corps. … Deux enfants coururent entre les serviettes. Le vendeur de glaces passa. Un hors-bord déchira le silence, violent, insolent, vulgaire. »

Au soir des tempêtes, vivre.

Denis PUECH. 2017

Les trois amis ont dépassé la soixantaine. Dans leur jeunesse, ils étaient au cœur de l’explosion de mai 68. Yvon habite au bord de la Loire, occupé par son jardin et son civellier avec lequel il sillonne l’estuaire. Parfois, son fils Yannick l’accompagne. Pierre est devenu un curieux médecin-gynécologue à Nantes. Le troisième, Lucien, est un libraire spécialisé dans les ouvrages rares. Esthète et philosophe, il fréquente un bar de nuit interlope où il retrouve son énigmatique amie Marcelle.

Yannick interroge les trois amis, sur leur vies, sur l’absence de Nora, sa mère, sur les questions qu’ils se posent toujours: celles de la société qui évolue, de l’engagement, de a filiation, des rapports humains. Comment rester fidèle à ses idéaux dans une société qui marchandise tout ? Que signifie vivre, au soir des tempêtes ?

263 pages. 1 illustration couleur. 14€

Les maux pour les dires.

Jean-Pierre Pourtier. 2016

Tout l’oeuvre peint de Pourtier s’articule autour de la constitution de l’être. Cette question est au cœur du travail de sculpture, de peinture, et des écrits de cet artiste protéiforme. Dans Les maux pour les dires, l’auteur décompose le passage du corps à la création de parole au contact des autres, transformant les mots en en un discours détaché du corps, c’est à dire de soi….

Ce magnifique essai est suivi de Nnémo, une nouvelle où l’auteur nous raconte comment des évenements de l’enfance, en apparence anodins, contribuent à élaborer l’être que nous devenons.

143 pages. 5 reproductions couleur. 10€

Khadan Tadjanovich

Denis PUECH. 2010

Entre 2006 et 2009, de jeunes étudiants de Saint-Pétersbourg sont confrontés aux événements du Caucase et à l’évolution d’une Russie qui oscille entre nationalisme et volonté de puissance impériale, entre raideur politique et libéralisme économique. L’un d’eux, Kadhan Tadjanovich est à Groznyï où il effectue son service militaire. Mais sans qu’ils en la raison, Khadan ne revient pas.

Son absence modifie le cours de leur vie, et les amène à s’interroger sur le sens d’exister, dans un pays empesé d’un passé encore prégnant et assombri d’un présent qui ne les satisfait pas. Les jeunes russes tentent de s’y construire un avenir, poussés par le désir de vivre et l’envie d’être acteurs d’une histoire qui semble vouloir se créer sans eux…

293 pages. 12€